1936 : le congrès de Toulouse et la réunification de la CGT

1936

La division de la CGT intervient en 1921. Les syndicats minoritaires, révolutionnaires, sont exclus de la Confédération, mais se rassemblent en 1922 pour constituer la Confédération générale du travail unitaire (CGTU).

Dans les années 1930, la menace des ligues et le changement de stratégie du PCF, qui s’allie avec la SFIO dans le Front populaire, créent pour les organisations syndicales des conditions nouvelles qui s’expriment dans un désir de réunification.

Celle-ci est réalisée au congrès de Toulouse du 2 au 5 mars 1936. Le congrès aboutit à la réaffirmation de l’indépendance syndicale : « Le mouvement syndical à tous les échelons s’administre et décide de son action dans l’indépendance absolue à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques, des sectes philosophiques ou d’autres groupements extérieurs ».

Cependant, le mouvement syndical « se réserve le droit de répondre favorablement ou négativement aux appels qui lui seraient adressés par d’autres groupements en vue d’une action déterminée. Il se réserve également le droit de prendre l’initiative de ces collaborations momentanées, estimant que sa neutralité à l’égard des partis politiques ne saurait impliquer son indifférence à l’égard des dangers qui menaceraient les libertés publiques, comme les réformes en vigueur ou à conquérir ».

Dans cette CGT réunifiée coexistent deux mouvances, composées des anciens membres de la CGTU, les « anciens unitaires », et des membres de la CGT maintenue par Léon Jouhaux, les « confédérés ». Le congrès décide l’adhésion à la Fédération syndicale internationale. La CGT réunifiée joue un rôle décisif lors des grèves de juin 1936 et des accords de Matignon.


Le traité germano-soviétique et la seconde guerre mondiale ravivent les tensions internes à la Confédération. Le 23 août 1939, les syndicats refusant de condamner le pacte sont exclus de l’organisation.
 

 

Mis en ligne le 20 avril 2012  |  Dernière mise a jour 20 avril 2012