1943 : Les accords du Perreux

1943
17 Octobre

Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, les anciens unitaires de la CGT, refusant de condamner le pacte germano-soviétique et le partage de la Pologne entre l’Allemagne et l’URSS sont exclus de la CGT.

C’est donc divisées que les deux tendances entrent dans la clandestinité, lorsque Pétain dissout les centrales ouvrières et patronales le 9 novembre 1940.

L’entrée du PCF dans la résistance, la nécessaire unification des forces de la Résistance intérieure, les revendications communes à l’encontre de la Charte du travail (qui permet à l'État de contrôler les corporations, donc de fixer les prix et les salaires) et du  Service du travail obligatoire, encouragent cependant la réunification des unitaires et des confédérés.


Le 17 octobre 1943, au Perreux sont signés, dans la clandestinité. Ils représentent une série d’accords qui aboutissent à la réunification de la CGT. Ils sont conduits par Louis Saillant et Robert Bothereau pour les confédérés, et par André Tollet et Henri Raynaud pour les unitaires.

Le texte élaboré pour l’occasion stipule que « le mouvement confédéral est réunifié en respectant la physionomie qui était la sienne en septembre 1939 ». Il prévoit donc la reconstitution de la CGT après la guerre sur le modèle de 1936. Les anciens unitaires parviennent cependant à obtenir une meilleure représentation dans le Bureau confédéral.

La CGT réunifiée joue un rôle important dans la résistance, puisque ses représentants siègent à l’Assemblée consultative d’Alger et au Conseil national de la Résistance.


A la sortie de la guerre, les divisions internes à la Confédération réapparaitront rapidement, et mèneront les anciens confédérés à abandonner l’organisation aux unitaires, pour aller fonder la Confédération générale du travail-Force ouvrière.

 

Mis en ligne le 20 avril 2012  |  Dernière mise a jour 20 avril 2012