FRACHON Benoît

Date de naissance: 
13 Mai 1893
Date de deces: 
1er août 1975
Benoit Frachon

Benoît Frachon naît près de Saint-Etienne en 1893 dans une famille de mineurs. Ouvrier, il adhère au syndicalisme révolutionnaire et participe aux activités d’un groupe anarchiste en 1909. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé dans une usine d’armement de la Nièvre.

Il est alors élu délégué ouvrier, mais ses activités révolutionnaires lui valent d’être envoyé au front en 1918. Après la guerre, il devient membre de la SFIO. Il est alors ouvrier dans une usine de mécanique à Marseille et y participe aux grandes grèves de mai 1920. Il est celui qui entraîne sa section vers le Parti communiste après le congrès de Tours de 1921.

 

En 1922, il est de retour à Saint-Etienne. Il devient alors conseiller municipal et adjoint au maire de la ville.

En 1924, il devient le secrétaire de l’union départementale CGTU de la Loire. Il multiplie ensuite les responsabilités au Parti communiste. Il est d’abord responsable des cellules communistes de la région Rhône-Alpes, puis membre du comité central, ce qui lui permet d’être délégué au VI° congrès de l’Internationale communiste.

Entre 1929 et 1932, il dirige le Parti communiste aux côté de Semard et Thorez, puis quitte son poste pour prendre la tête de la CGTU.

Il œuvre alors à l’élimination des tendances anarcho-syndicalistes dans la Confédération. Il est l’un des  artisans de l’unité syndicale de 1935, et dirige la CGT réunifiée avec Léon Jouhaux. Hostile à la participation du parti au gouvernement populaire, il participe néanmoins aux accords de Matignon de juin 1936. Lors de l’interdiction du Parti communiste, il est exclu de la CGT, et anime pendant la seconde guerre mondiale le PCF clandestin avec Jacques Duclos.

A la libération, il retrouve son siège de secrétaire national de la CGT, qu’il partage avec Léon Jouhaux. Lors de la scission et de la création de la CGT-FO, il devient seul leader de la CGT.

Entre 1950 et 1953, il retrouve le secrétariat général du PCF, aux côtés de Jacques Duclos, afin d’assurer la vacance provoquée par le départ de Thorez pour l’URSS. Il abandonne son poste de secrétaire général de la CGT en 1967, mais reste membre du bureau politique du PCF et de la direction de l’Humanité jusqu’à sa mort en 1975.

 


Lien Biographique: 
 

Mis en ligne le 21 avril 2012  |  Dernière mise a jour 22 avril 2012